"Pourquoi ne devriez-vous pas vous faire confiance ?"


En effet, pourquoi ne devriez vous pas vous faire confiance ?

Parce que vous avez échoué par le passé ?
La belle affaire, tous ceux qui ont réussi dans la vie dans quelque domaine que ce soit admettent tous qu'ils ont plus appris de leur échec que de leur réussite ...

Rappelez vous : "vos erreurs ne sont que le brouillon d'une histoire qui se dessine et tend vers sa perfection".
Les erreurs sont inévitables, celui qui se paralyse parce qu'il a peur d'en faire ne pourra jamais progresser, parce que le problème ce ne sont pas vos erreurs, mais ce que vous en faites !

Parce que les autres font mieux que vous ?
Se comparer est la meilleure façon de douter de soi et de s'empêcher de découvrir sa différence et de l'affirmer.
Il y aura toujours meilleur que vous, mais est ce une raison pour douter de vous ... peut être n'êtes vous pas à la bonne place, peut être avez vous encore des chose à apprendre pour être meilleur ...

Trouvez moi une raison vraiment valable qui vous empêche d'avoir confiance ...

Vous en trouverez sûrement, mais aucune n'est fondée, on vous a peut être fait croire que vous n'étiez pas digne de confiance, mais ceux qui ont pu vous faire croire ça l'étaient encore moins car cela manque sérieusement de compréhension ...

Pour une petite catégorie de personnes, la phrase qui suit va paraître brutale mais c'est pourtant souvent vrai... Derrière le manque de confiance il y a simplement de la peur et de la paresse... (ça c'est pour réveiller les plus endormis...)

Quand je parle de la paresse, c'est parce que bien des personnes semblent mettre si peut d'effort à donner davantage d'attention à ce qu'elles sont capable de réaliser, si peut d'effort à reconnaître leurs réelles qualités, si peut d'effort à croire en elles et leur véritable nature ...!


Mais pourquoi diable devriez vous ne pas vous faire confiance...?

Avez vous si peu conscience de vos réelles possibilités que vous donniez tant de place et de pouvoir à votre négativité...?

Allons, allons messieurs et mesdames, vous pouvez faire mieux que ça ...

Vous trouverez toujours plus malheureux que vous..., alors à quel jeu jouez vous ?

A celui ou celle qui se trouvera le plus de raison de ne pas avoir la vie à laquelle il a droit ?

Quand je vois la nature au dehors, je ne peux pas ne pas avoir confiance en cette nature quand je vois ce qu'elle est capable de réaliser, et quand je sais que je suis issu de cette nature... Pourquoi alors ne devrais-je pas me faire confiance ?

Devez-vous écoutez vos doutes, vos peurs ou les qualités inhérentes à votre nature ?

J'ai lu aussi qu'une personne avait "perdu confiance en elle", mais, si cela avait été de la confiance, elle ne l'aurait pas perdu... Sur quoi donc reposait cette confiance ?

Sur la certitude que les évènements ou les autres répondraient toujours à ses désirs et attentes ?

Faites vous confiance et n'attendez pas que les choses soient toujours parfaites et ne vous jugez pas si durement.

Le jugement est une appréciation erronée de soi, de la réalité qui empêche chacun de se voir tel qu'il est, c'est à dire un être en mouvement, en évolution permanente ...

Lorsque je dis que vous n'avez pas de raison de manquer de confiance en vous, je vous invite par là à chercher au delà de la seule appréciation ordinaire et jugeante que vous avez de vous, de réaliser les ressources qui sont en vous et qui sont liées à votre nature même d'être humain ...

Pour retrouver confiance en vous, vous devez simplement combler ce manque en réalisant et en révélant vos qualités personnelles, elles sont là, en vous, il vous faut en prendre conscience, simplement et c'est à cela que sert la pratique.

Texte de Bruno L.

"Pourquoi ne devriez-vous pas vous faire confiance ?"

# Posté le lundi 11 février 2008 18:37

Modifié le dimanche 17 février 2008 05:03

Oser être SOI, c'est oser être QUI ?

Comment savoir qui l'on est et pourquoi chercher à être soi-même ?
La réponse vous est évidente : pour trouver le bonheur.

Comment détermine-t-on le Soi ? : par l'ÉCOUTE.
Qu'il s'agisse de naissance, d'éducation (Kalhil Gibran disait « Si votre enfant est une graine d'oranger, inutile de vouloir en faire un olivier »), de travail, de maladie, d'agonie, savoir se mettre à l'écoute s'avère la clé.
Le « Connais-toi toi-même » se traduit donc par le « Écoute-toi toi-même »

Mais dans le tohu-bohu de nos vies, écouter « la petite voix en Soi » présuppose que l'on soit « déstressé», qu'on ait fait le vide. Même chose pour les enfants, il faut leur apprendre à se mettre à l'écoute de leurs propres intentions. C'est essentiel : ce qui monte de chacun lui est strictement personnel.
Chacun de nous est absolument UNIQUE, comme le confirment d'ailleurs les recherches en neuro-psycho-immunologie.

Mais pour oser être soi – et être heureux – il ne suffit pas de se savoir unique : il faut s'estimer.
L'ESTIME DE SOI repose sur trois piliers : l'amour de soi (insubmersible quoi qu'il advienne), la vision positive de soi (qui permet de se projeter dans l'avenir) et la confiance en soi (indépendante du regard d'autrui).
Celui qui ne s'estime pas ne peut être heureux...
Ce trésor, "l'estime de soi" dépend des nourritures affectives que l'on a reçu de ses parents, de ses copains, de ses profs etc... et que l'on sera capable d'offrir à son tour à ses propres enfants, par exemple en prenant subtilement au sérieux leurs doutes sur eux-mêmes.

Comment trouver ce trésor quand on a rien reçu ? Pas facile...Il faut du cran.
Avoir le COURAGE de soi, c'est d'abord celui de se voir, de s'accepter tel qu'on est, de pleurer, de rire, d'être en colère, d'être en amour... La route est longue...
Il faut accepter de voir ses naissances (à la jalousie, à l'amitié, à la créativité), ses deuils (blessures, renoncements), ses parts de lumière et ses parts d'ombre. Accepter ses faiblesses, médiocrités, fatigues, petitesses. S'aimer quand même.

L'autre courage c'est celui de dire non.
Notre lâcheté n'est pas toujours manifeste.
Combien de gens se retrouvent empêtrés, parce qu'ils ont cru devoir être « gentils ».
« L'amour inconditionnel dit Élizabeth Kubler-Ross, est celui qui sait dire non ».
Car pour être soi, il faut savoir se couper de ses parasites et se dégager de l'ectoplasme familial quand celui-ci est contraignant.

Seul le LÂCHER PRISE peut mettre le petit moi isolé en rapport avec le tout, le faire entrer dans la grande danse de la synchronicité.
« Être soi, disait le visionnaire russe Joseph Goldin, c'est monter une expédition vers d'extraordinaires ressources cachées à l'intérieur de soi-même ».
Mais accéder au grand soi ne peut se faire qu'avec humilité en se méfiant autant de ceux qui prétendent n'avoir plus d'ego que de ceux qui affichent la modestie car celle-ci est cousine de la vanité.

Ce qui est paradoxal, c'est que plus le soi s'affirme plus il s'estompe.
Pour les bouddhistes, la personne est une pure illusion.
Pour les croyants, elle est à l'image de leur Dieu.
Pour les agnostiques le soi existe le temps d'une vie.

Mais tous se rejoignent sur un point de fulgurance : l'axe ultime est l'AMOUR.


Texte de Guy Hauray
Oser être SOI, c'est oser être QUI ?

# Posté le mercredi 13 février 2008 05:49

Modifié le dimanche 17 février 2008 05:01

Le bonheur...

Le bonheur...

Je te souhaite beaucoup de bonheur

Si tu ne trouves pas le bonheur,
c'est peut-être que tu le cherches ailleurs.
Ailleurs que dans ton coeur...


Ne cherches pas le bonheur dans tes souvenirs, cherches-le dans le présent.
C'est là, et seulement là qu'il t'attend.

Le bonheur n'est pas un objet qu'on peut acheter ou trouver hors de nous.

C'est un projet qui part de nous et se réalise en nous.

Il n'existe pas de marchand de bonheur, il n'y a pas de machine à bonheur.
Mais il y a des gens qui croient au bonheur.

C'est toi et toi seulement qui fait ton bonheur.

"Le plaisir se ramasse, la joie se cueille et le bonheur se cultive."

Bouddha

# Posté le jeudi 14 février 2008 04:17

Modifié le lundi 25 février 2008 11:36

Comprendre... Vengeance et intimité...

Un enfant violenté à répétition, que ce soit mentalement ou physiquement, se ferme aux autres par mesure d'auto-protection contre l'angoisse et les souffrances à venir.

Cette décision de se fermer, presque totalement inconsciente, restera prisonnière dans la psyché de l'enfant durant son adolescence et jusqu'à l'âge adulte, à moins qu'il n'entreprenne des démarches pour s'en libérer et s'ouvrir à nouveau.
L'armure qu'il porte sous sa sociabilité extérieure le rendra indisponible et incapable d'ouvrir son c½ur et son esprit à un autre être humain.
C'est là le tragique des situations de violence.
Adulte, celui qui a été violenté tombera sans doute amoureux, goûtera les plaisirs merveilleux d'une relation nouvelle et excitante, et peut-être envisagera-t-il le mariage.
Cependant, à mesure que la nouveauté et la passion pour son nouvel amour s'apaiseront, sa peur latente de l'intimité reviendra s'affirmer.
L'amour de sa conjointe, qui lui demandera de s'abandonner, de s'ouvrir et d'avoir confiance, deviendra une menace à l'isolement qu'il s'impose à lui-même.
Son conditionnement inconscient considèrera ses requêtes comme dangereuse et, peu à peu, il ressentira les attentions de sa conjointe comme des pressions.
En réalité, la pression que ressent cet homme n'est rien d'autre que sa propre peur et sa résistance, mais son esprit projette la source de son malaise sur sa conjointe.
Il se sent bousculé par sa femme qu'il trouve déraisonnable, et il la bouscule en retour.
L'énergie de la colère et de la peur guide ses réactions, ce qui le fait répondre à l'appel de sa conjointe à l'intimité par l'attaque.
Il est à l'image de l'homme qui, effrayé par sa propre ombre, la frappe furieusement avec un bâton.

« L'amour de sa conjointe, pour lui, deviendra une menace à l'isolement qu'il s'impose à lui-même. »

De pair avec les blessures non résolues que notre homme traîne depuis son enfance vient une accumulation de colère et de frustration que attend d'exploser.
La violence d'un parent envers son enfant survient souvent dans des familles dont la généalogie indique que les blessures et la colère non résolues du parent se transmettent à l'enfant par une violence similaire à celle que le parent a subie dans sa propre enfance.
Il est interdit à l'enfant d'exprimer son indignation d'avoir été violenté, et il en va de même pour le parent violent.
Exprimer sa colère devant un parent violent ne fait que provoquer d'autres violences envers l'enfant, et c'est cette suppression de son expression qui perpétue un syndrome de violence familiale d'une génération à l'autre.
La suppression prend parfois la forme de violence verbale, par exemple : « Tais-toi et fais ce qu'on te dit ! »; à d'autres moments, c'est la violence physique.
Dans un cas comme dans l'autre, la violente désapprobation parentale anéantit la capacité d'un enfant de communiquer ses pensées et ses sentiments; il apprend surtout à enfermer ses émotions au fond de lui-même.
Étant donné que les émotions réprimées possèdent leur propre énergie, une énergie qui a besoin d'un exutoire, elles sont soit somatisées et alors dégénèrent en maladie, soit projetées sur l'entourage immédiat.
Dans ce dernier cas, le problème peut se manifester chez les enfants par un comportement déviant, vindicatif ou violent, par exemple tourmenter des enfants plus jeunes qu'eux, des animaux, des personnes âgées ou handicapées.
Cette suppression des émotions peut aussi se manifester en réponse à toute expression d'amour sous la forme d'un repli passif ou d'un rejet agressif.
Dans les deux cas, la peur et la colère sont les émotions sous-jacentes.

« Les émotions réprimées possèdent leur propre énergie, une énergie qui a besoin d'un exutoire. »

Les émotions bloquées, surtout la colère, sont à la base du pattern de vengeance.
La rage réprimée évolue en un ressentiment sans cesse grandissant qui se répand comme un cancer.
Une seule mauvaise expérience avec le feu suffit au corps/esprit pour déduire que tous les feux sont dangereux.
Il en va de même pour les relations humaines : il suffit d'un seul acte de violence sérieux pour déduire que toutes les relations intimes sont potentiellement nocives, donc à éviter.
Il reste que vouloir des relations intimes est un désir naturel chez tous les êtres humains, et la dynamique « tirez-poussez » s'installe dans nos relations.
X est attiré par Y et commence à s'en rapprocher (« Tirez »), et juste au moment où X et Y sont sur le point de vivre une intimité réelle, l'un des deux dit ou fait ce qu'il faut pour saboter la relation (« poussez »).
Pire, ce sabotage est alimenté par un désir de vengeance pour des actes violents passés, et la colère réprimée que nous portons en nous se tourne contre la personne dont l'amour et l'attention menacent notre isolement « auto-imposé ».
La vengeance est tout sauf une ouverture du c½ur, car elle refuse l'émergence des sentiments sous-jacents liés à des blessures et à l'impuissance au-delà desquelles elle agit.
Elle représente plutôt le choix de dominer en restant silencieux, ce qui crée une fausse impression de pouvoir, de force et de contrôle.
Elle s'exerce au présent contre des gens innocents qui paient pour des injustices passées avec lesquelles ils n'ont rien à voir.
Ainsi, notre conjoint, nos enfants et même nos animaux de compagnie finissent par subir une rage qui était inconsciemment destinée à d'autres.
La propension à quitter ou à larguer nos relations est aussi une forme de vengeance : on abandonne les autres, car on a été abandonné.
Le dicton selon lequel « c'est à ceux qu'on aime qu'on fait le plus mal » est un pur cas de pattern de vengeance.
Sentir les sensations de souffrance passées, sans les dénier ni les projeter sur des gens qui n'y sont pour rien, voilà le seul moyen de briser ce pattern.
Pratiquer une respiration consciente profonde, au moment où les sentiments refont surface, mène au pardon.
Enrayer ce mécanisme inconscient nécessite courage et intégrité dans nos relations, et se fait dans la communication et l'honnêteté envers soi-même.
Le pattern de vengeance est un obstacle majeur à notre réussite dans la vie, dans nos relations, notre carrière, nos finances et même notre santé, et le pardon est la clé de sa guérison.

« On abandonne les autres, car on a été abandonné. »

Toute expression de haine est en réalité la haine de soi projetée sur quelqu'un d'autre.
Dans les cas de violence envers les mineurs, l'enfant en vient à haïr non seulement l'auteur de cette violence, mais aussi lui-même.
L'agression physique ou verbale qu'il a subie a brisé son estime personnelle et, se voyant comme une victime faible et impuissante, il se sent totalement avili.
Quand l'estime personnelle d'un enfant est gravement attaquée, il ne lui reste plus que le mépris de lui-même.
Le ressentiment inconsciemment dirigé sur l'ego produit un pattern d'autopunition susceptible de dégénérer en maladies ou en accidents : le ressentiment peut aussi pousser l'enfant à saboter ses projets, ses relations, et à adopter des comportements dangereux et autodestructeurs.
La haine de soi risque de se retourner contre les autres; sans estime personnelle, l'enfant n'a plus d'estime non plus pour ceux qui l'aiment et le respectent.
Non conscient de la cause réelle de son dégoût pour l'intimité, il discrédite tout et envoie paître tous ceux qui l'approchent de trop près.
Il utilise la critique constante comme justification de son mépris et de son isolement.
Son entourage, qui le trouve indûment cassant, dénigreur et justicier, apprend à garder ses distances.
Quand il blesse et envoie promener les autres, il se venge de ceux qui l'ont blessé dans le passé; il se venge également de lui-même en rejetant ce qu'il désire le plus profondément : l'amour et les relations intimes.


Extrait d'un des articles de formation sur : « Construction de l'adulte autour de ces blessures enfantines »


Comprendre... Vengeance et intimité...

# Posté le vendredi 15 février 2008 11:34

Modifié le dimanche 17 février 2008 04:32

Mieux vivre le changement professionnel

Libres de nos choix ou contraints d'accepter ceux des autres, nous composons chaque jour avec le changement, dans tous les domaines de notre vie. Anticiper ce mouvement, l'accompagner et l'intégrer comme une donnée fondamentale de notre condition est, à coup sûr, la garantie de demeurer acteur de notre
destinée.

LES CARACTÈRES DU CHANGEMENT

La vie se renouvelle pour se perpétuer.
Telle une respiration, l'instinct vital porte tout être à s'ouvrir puis à se replier, à accueillir la richesse de l'altérité puis à se retrouver.
Le comportement humain n'échappe pas à la règle.
Il vous faut donc veiller sans cesse à maintenir l'équilibre entre ces deux polarités, en fonction des évènements et de leur contexte, de votre histoire, de votre entourage et de votre personnalité.

• Le changement est profond
À la différence des mutations superficielles qui ne modifient pas les croyances personnelles, le « vrai » changement opère un saut qualitatif : il remanie votre système de représentation du monde et de la réalité.
« Si mon interlocuteur ne comprend pas le français, j'esquisse un dessin, je mime une scène ou je lui parle dans une autre langue. »
Pareille hypothèse vous oblige à analyser la situation sous un angle inédit, à recadrer le problème et intégrer de nouvelles données.
Au risque d'être incompris, de vous exposer à l'échec ou au ridicule, vous mettez de côté vos repères habituels pour plonger dans l'inconnu.
C'est là tout l'intérêt de l'évolution radicale.
Elle vous fait grandir en mobilisant toutes vos capacités créatives.
Elle réorganise également votre perception du « moi » et du « monde », votre construction de la réalité et votre
rapport aux autres.
Elle vous permet alors de trouver des réponses efficaces et innovantes à des situations sans précédent.

• Le changement bouscule l'ordre établi
Le changement représente une remise à plat de vos comportements et habitudes, une rupture, une déconstruction puis un élargissement de votre réalité.
La prise de conscience et la remise en cause de vos anciennes croyances vous permettent alors d'envisager un nouveau rapport au monde.
Pour le mettre en oeuvre, vous devez modifier votre logique et dépasser vos blocages, passer à l'action, être à l'écoute des feedbacks, rechercher des appuis, accepter critiques et échecs.
Peu à peu, votre perception subjective de la réalité s'accroît.
Vous intégrez de nouveaux principes d'action et de communication, à mesure que s'accomplissent vos progrès et que grandit la reconnaissance des succès remportés.

• Le changement effraie.
On comprend aisément le « phénomène de résistance » au changement si souvent décrit dans les manuels de management.
Cette opposition s'avère d'autant plus enracinée que l'évolution est mal vécue.
Généralement perçue comme négative et dangereuse, car incompréhensible et brutale, celle-ci suscite une réticence due, en grande partie, au défaut de préparation et d'assentiment.
S'expriment alors l'angoisse de la précarité, la colère de se sentir manipulé, dépossédé, remis en cause, la
tristesse et le découragement face à une « trahison », la perte de confiance en soi ou dans les autres.
Dès lors, la seule issue consiste à subir ou à lutter contre ce qui dépend du bon vouloir de votre entourage,
de votre hiérarchie, du contexte économique et financier, des évènements extérieurs.
Ainsi, l'évolution permanente de votre environnement vous oblige-t-elle à renoncer à votre fantasme d'un état idéal et permanent.

MODIFIEZ VOS REPRÉSENTATIONS

Au fil des expériences, passer des certitudes acquises à l'inconnu génère de l'inquiétude et un réflexe instinctif de survie qui consiste à s'agripper à ses propres repères, au risque de se murer dans un comportement stérile ou contreproductif.
Néanmoins, souvenez-vous que toute mutation nécessite de renoncer à la situation antérieure.

• Lâchez prise.
Remonter un fleuve à contre-courant n'est qu'une perte d'énergie.
Acceptez plutôt le renversement de perspective.
Vous pourrez ainsi réinvestir vos forces de création dans une démarche réaliste et efficace.
Parallèlement, efforcez-vous de porter un autre regard sur vous-même : faites le « deuil » de votre image actuelle
pour construire votre nouvelle identité professionnelle.
En somme, considérez le potentiel de la situation, allez de l'avant et faites-vous confiance.

• Prenez votre devenir en main.
Le rôle d'acteur vous oblige à agir et rebondir.
Examinez la nouvelle donne sous tous ses angles.
Relevez alors le défi d'en tirer profit : au lieu d'endosser le statut de victime, adoptez celui de la « reine » sur l'échiquier des évènements, avec toute son amplitude de mouvement.
Ce remaniement représente une opportunité de réaliser tout ou partie d'un projet, qu'il soit strictement professionnel ou plus large, au sein ou en dehors de votre entreprise.

• Anticipez vos propres limites.
Le changement vous offre également la possibilité de vous remettre en question.
Repérez les a priori négatifs et les croyances qui vous entravent afin de déterminer les parades à leur opposer.
Interrogez-vous sur les attitudes à adopter pour améliorer la situation, puis agissez en conséquence.
Au besoin, ménagez-vous des paliers.
En tout état de cause, n'oubliez pas l'essentiel : vous faites partie du changement.
Vous ne pouvez donc pas prétendre y assister depuis le bord de la route, sous peine de manquer le coche.

• Élargissez votre point de vue.
Lorsqu'il est imposé, le changement est souvent vécu comme un jugement négatif porté sur des pratiques et savoir-faire, pourtant éprouvés, auxquels il faut renoncer.
Ressenti comme une perte irréparable de légitimité professionnelle, il s'avère pourtant nécessaire à l'acquisition de nouvelles compétences.
Dans ce contexte, ce ne sont pas les faits qui vous blessent, mais l'interprétation subjective qu'ils vous inspirent.
Si la mutation engendre des sentiments d'insécurité, apprenez à renforcer votre confiance en vous.
Face à la tentation de l'immobilisme, inscrivez-vous dans la dynamique d'un projet personnel.

• Élaborez un projet personnel.
Toute évolution comporte à la fois l'opportunité d'avancer et le risque d'exposer sa vulnérabilité.
Il vous appartient de trouver l'angle selon lequel vous aborderez cette épreuve afin de vous en approprier les fruits.
L'analyse de sa nature vous guidera dans le choix des multiples moyens à employer, depuis les techniques de créativité ou de résolution de problème, jusqu'au bilan de compétences, en passant par la VAE, la formation permanente, etc.
Réfléchir à votre identité et à votre parcours professionnel vous permet de dégager des pistes, de révéler des talents, des envies et des compétences parfois oubliées.
De fait, changer implique doutes et négociations intimes : « Est-ce vraiment nécessaire ? Je devrais attendre encore un peu... Je n'y arriverai pas : je ne saurai pas m'organiser. Je suis trop âgé... »
Assumer vos interrogations avec réalisme et pragmatisme, c'est déjà orienter votre projet vers la réussite.

LANCEZ-VOUS !

Un objectif est fait pour être atteint.
Aussi, sa définition doit-elle faire l'objet d'une réflexion sérieuse, à la fois concrète et positive, claire et simple, précise et concise.
Celle-ci indiquera les moyens, ressources, aides, étapes, délais et critères d'évaluation à mettre en place.

• Ouvrez votre « cage ».
Pour amorcer un nouveau départ, oubliez le passé et donnez-vous la permission de changer.
> Une idée vous attire mais les mutations qu'elle suscite risquent d'entraîner certaines turbulences professionnelles ou familiales ?
Osez sortir des sentiers battus pour produire des réponses innovantes.
Acceptez cependant de ne pas en maîtriser tous les facteurs, surtout s'il s'agit d'une situation complexe.
Aussi, cultivez un esprit d'ouverture, découvrez des points de vue différents et ensemencez votre créativité.

• Mesurez le risque.
Sachez également mobiliser vos ressources et votre intelligence pour vous protéger et trouver la confiance et la sécurité intérieure indispensables à votre bien-être.
> L'ampleur du projet vous effraie ?
Prenez des risques calculés, préparez des alternatives et stratégies de rechange en cas d'échec.
N'hésitez pas à consulter votre entourage ou des experts.
Cependant, veillez à vous référer à des conseillers bienveillants ou affectivement neutres : si votre projet implique également votre interlocuteur, ses réserves pourraient bien être motivées par ses propres peurs.
Restez circonspect !

• Déployez vos ailes.
Une fois amorcé, le changement se nourrit de lui-même.
Pourtant, il est parfois difficile de passer du rêve à la réalité...
> Votre projet se construit, mais des obstacles subsistent ?
Tenez compte du rôle primordial de la représentation positive de soi, du désir et de la motivation.
Activez et développez vos compétences en gisement (non utilisées ou enfouies).
Si besoin, transférez-les du champ personnel vers le champ professionnel.
En d'autres termes : déployez votre créativité en toute confiance !

• Prenez votre envol.
Abandonner de confortables habitudes peut, nous l'avons vu, provoquer des hésitations.
> Vous êtes persuadé de la légitimité de votre idée, mais la peur du vide vous paralyse ?
Faites une rétrospective de votre carrière et remémorez-vous vos expériences réussies en matière
d'évolution.
Savourez et partagez tous vos succès, même les plus modestes : ils constituent un précieux tremplin pour intégrer le changement comme un élément conscient et moteur de votre vie.
Si une défiance vous retient encore à l'issue de cette introspection, validez la pertinence de votre projet et contrôlez, une dernière fois, les moyens techniques et humains à mettre en oeuvre... puis envolez-vous !

Mieux vivre le changement professionnel
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# Posté le samedi 16 février 2008 15:18

Modifié le dimanche 17 février 2008 04:55