Réflexions sur une lecture...

...
- Qu'est-ce qui ne va pas dans votre vie ? Qu'est-ce que c'est ? Le travail ? Les amours ? Votre famille ?
- Je ne sais pas, oui, je pourrais être plus heureux, c'est comme tout le monde, quoi.
- Je ne vous demande pas de répondre pour les autres, mais pour vous.
- Disons que je serais plus heureux en couple.
- Dans ce cas, pourquoi ne l'êtes-vous pas ?
- Je voudrais bien, encore faudrait-il que je plaise à une femme.
- Qu'est-ce qui vous en empêche ?
- Eh bien je suis trop maigre.
...
- La plupart des gens qui ont votre problème ont d'ailleurs un physique normal, avec de petits défauts sur lesquels ils se focalisent. Une bouche trop fine, des oreilles trop longues, un peu de culotte de cheval, un léger double menton, un nez trop fort ou trop court. Ils se trouvent un peu trop petits, trop grands, trop gros ou trop maigres, et ils arrivent à s'en persuader. Quand ils rencontrent une personne qui pourraient les aimer, ils n'ont qu'une obsession : leur défaut. Ils sont convaincus qu'ils ne pourront lui plaire à cause de cela. Et vous savez quoi ?
- Quoi ?
- Ils ont raison ! Quand on se voit moche, les autres nous voient moche. Je suis certain que les femmes vous trouvent trop maigre.
- Hou là...
- Les autres nous voient comme nous nous voyons nous-mêmes.... Quand on croit quelque chose sur soi, que se soit en positif ou en négatif, on se comporte d'une manière qui reflète cette chose. On la démontre aux autres en permanence, et même si c'était à l'origine une création de l'esprit, cela devient la réalité pour les autres puis pour soi.
...
- C'est dur...
- Quand on est convaincu d'une chose, elle devient la réalité, notre réalité.
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- Ce tri est propre à chacun, et dépend notamment de ses croyances, de ce qu'il croit sur le monde en général, bref, de sa vision de la vie.
- Oui ?...
- Nos croyances vont nous amener à filtrer la réalité, c'est-à-dire à filtrer ce que l'on voit, entend et ressent.
- Cela reste un peu abstrait pour moi.
- Je vais vous donner un exemple, un exemple un peu caricatural pour simplifier.
- Ok.
- Imaginons que vous soyez inconsciemment convaincu que le monde est dangereux, et qu'il faut s'en méfier, se protéger. Ce serait votre croyance, d'accord ?
- D'accord.
- Si cette croyance est inscrite en vous, alors, d'après vous, sur quoi va se porter votre attention à l'instant présent ? Quelle information allez-vous donc capter si vous croyez, au fond de vous, que le monde est dangereux ?
- Eh bien... Voyons... Je sais pas, j'imagine que je commencerais par me méfier un peu de vous, puisque, après tout, je ne vous connais pas ! Je crois que j'observerais surtout votre visage pour essayer de lire vos pensées, de comprendre ce qu'il y a peu-être derrière vos paroles gentilles et je tenterais aussi de repérer d'éventuelles incohérences dans votre discours, pour savoir si vous êtes fiable ou pas. Et puis, je garderais un ½il sur la porte du jardin pour m'assurer qu'elle reste ouverte et que je pourrais partir facilement s'il y avait un problème.
...
- Maintenant, imaginez que vous ayez une croyance opposée, à savoir que le monde est amical, que les gens sont gentils, honnêtes et fiables, et que la vie offre quantité de plaisirs bons à prendre. Faites comme si cette conviction était profondément enfouie en vous. Sur quoi se porterait votre attention, en ce moment, et que pourriez-vous décrire, les yeux fermés et les oreilles bouchées ?
- Je crois que je parlerais des plantes, qui sont vraiment très belles, de ce petit vent agréable qui rend la chaleur supportable... Et puis, je décrirais le visage serein de cet homme sympathique qui me fait découvrir des tas de choses intéressantes sans même me faire payer !
- Exactement ! Ce que l'on croit de la réalité, du monde environnant, agit comme un filtre, comme une paire de lunette sélective, qui nous amène à surtout voir les détails allant dans le sens de ce que nous croyons... Si bien que cela renforce nos croyances. La boucle est bouclée. Si l'on croit que le monde est dangereux, on va effectivement porter son attention sur tous les dangers réels ou potentiels, et on aura de plus en plus le sentiment de vivre dans un monde dangereux.
- C'est logique, finalement.
- Mais cela ne s'arrête pas là. Nos croyances vont aussi nous permettre d'interpréter la réalité.
- Interpréter ?
- Vous évoquiez, tout à l'heure, les expressions de mon visage. Ces expressions, tout comme ma gestuelle d'ailleurs, peuvent être interprétées de différentes manières. Vos croyances vont vous aider à trouver une interprétation : un sourie sera perçu comme un signe d'amitié, de gentillesse, de séduction, ou d'ironie, de moquerie, de condescendance. Un regard insistant, comme un signe marqué d'intérêt ou, à l'inverse, comme une menace, une volonté de déstabilisation. Et chacun sera convaincu de son interprétation. Ce que vous croyez sur le monde vous conduit à donner un sens à tout ce qui est ambigu ou incertain... Et cela renforce vos croyances. Une fois de plus.
- Je commence à comprendre pourquoi vous disiez que ce que l'on croit devient notre réalité.
...
- Nous avons tous développé des croyances sur nous, sur les autres, sur nos relations aux autres, sur le monde qui nous entoure, sur à peu prés tout, depuis notre capacité de réussir nos études jusqu'à l'éducation de nos enfants, en passant par notre évolution professionnelle et nos relations conjugales. Chacun de nous porte en lui une constellation de croyances. Elles sont innombrables et dirigent notre vie.

...


Réflexions sur une lecture...

# Posté le samedi 19 avril 2008 08:53

Modifié le samedi 19 avril 2008 09:07

C'EST AUJOURD'HUI.... 20 Avril



Que du bonheur....
J'ai déjà traversé 44 années et j'aborde aujourd'hui la 45ème...

Je porte un regard de tendresse pour chacune de ces années...
Pour tout ce qu'elles m'ont apporté de merveilleux...

Pour tous ces tendres bonheurs...
Pour toutes ces sensations...
Pour toutes ces émotions...
Pour toutes ces odeurs...
Pour tous ces gouts...
Pour tout...
........

Pour...
Construire l'édifice de la douceur, de la bienveillance et de l'amour....
De mes années à venir
........



C'EST AUJOURD'HUI.... 20 Avril

# Posté le dimanche 20 avril 2008 07:24

Modifié le dimanche 20 avril 2008 15:56

Etre en Intelligence... Etre en Conviction...



LORS D'UNE CONVERSATION....


Se mettre en intelligence :

C'est se mettre en faculté à comprendre et donc en possibilité d'accepter éventuellement pour soi de prendre en compte le raisonnement de l'autre....
Etre en ouverture sur un sujet.


Se mettre en conviction :

C'est se mettre en certitude que ce que l'on pense est inchangeable et donc en refus pour soi de s'ouvrir aux raisonnement de l'autre...
Etre en fermeture sur un sujet.



* Atelier sur les convictions avec un listing des convictions positives et négatives.

Prenez une feuille et faites deux cases, une positive et une négative afin de référencer vos convictions.

Avec chacune de ces convictions positives et négatives, voir :

d'où viennent ces convictions...,
qu'est-ce qu'elles vous permettent de faire aujourd'hui...,
qu'est-ce qu'elles vous empêchent de faire aujourd'hui...,
pourquoi est-ce que vous auriez envi de le conserver telles qu'elles sont...,
pourquoi est-ce que vous auriez envi de les changer...,
est-ce utile de les changer...,
est-ce urgent de les transformer...,
comment est-ce possible de les transformer...,
qu'est-ce qu'il est possible de mettre en place pour cette évolution...,
pour demain..., pour dans plus longtemps...,
est-ce possible de faire ses évolutions seul..., avec l'aide de quelqu'un...,
........


Pour toutes questions sur cet exercice, je serais ravie de vous renseigner.

Bien à vous...
Sylviane





Etre en Intelligence... Etre en Conviction...
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# Posté le mercredi 23 avril 2008 06:17

Modifié le mercredi 23 avril 2008 06:36

Coaching Comportemental

Les 10 principes du Coaching Comportemental



1) Vous n'êtes pas votre comportement, vos émotions ou vos pensées... (mais vous avez des analyses, des émotions, des actes... et donc la totale responsabilité qui s'y rattachent)

2) Les évènements, les actions et les comportements extérieurs contribuent à être en contact avec les émotions... (mais ne vous les transmettent pas)

3) Ce ne sont pas les autres ou les évènements qui font que vous vous sentez mal... (c'est tout simplement l'émotion que vous acceptez d'y rattacher et vos comportements qui s'en suivent)

4) Vous êtes le propriétaire de vos problèmes... (surtout lorsque vos émotions, vos pensées et vos comportements finissent par avoir une influence négative dans un évènement donné)

5) Il est juste et important d'exprimer votre colère... (c'est uniquement votre façon de l'exprimer qui peut être inadaptée et perturbatrice)

6) Vous ne pouvez pas changer les évènements extérieurs et encore moins passés... (mais vous pouvez maîtriser à 100% votre façon d'y penser et d'agir)

7) Vous avez toujours le choix de gérer le sens de votre vie... (plutôt que de la subir et de laisser les autres écrire votre histoire)

8) Vos comportements, vos réactions, vos analyses peuvent toujours changer... (mais pas vous, pas votre identité fixe)

9) Vous pouvez reconnaître que certaines de vos émotions, certains de vos actes sont mauvais, pitoyables, destructeurs, pas adaptés et qu'il est temps d'en changer... (sans pour autant vous dévaloriser, vous accuser, vous dénigrer, vos culpabiliser identitairement)

10) Vous pouvez changer vos comportements irrationnels parce que vous le voulez profondément... (et non parce que vous y êtes obligé)



Coaching Comportemental

# Posté le dimanche 03 août 2008 05:33

La résilience : rebondir plus haut après les épreuves



Quel est le point commun entre Maria Callas, Georges Brassens ou Charles Dickens ? Tous ont vécu une enfance difficile, mais ont réussi à surmonter leurs malheurs. La résilience peut concerner chacun de nous un jour. Comment réussir à rebondir et surmonter les épreuves de la vie ?


Abandonné par sa mère à 3 ans, battu par son père alcoolique qui lui brise les deux jambes, Tim Guénard doit être soigné 2 ans à l'hôpital. Placé en institution il subit des violences sexuelles. Aujourd'hui il témoigne "qu'il n'y a pas de blessures qui ne puissent être lentement cicatrisées par l'amour". Par quel prodige un homme brisé par la vie est-il devenu le père attentionné de 4 enfants, qui accueille dans sa ferme des jeunes en grande difficulté ?

Tous potentiellement résilients.

Cette capacité à surmonter les traumatismes s'appelle la résilience. Le terme, emprunté à la physique, désigne le retour à l'état initial d'un élément déformé. Les psychiatres américains spécialisés dans la petite enfance, ont adopté le mot dans les années 90. Il a ensuite été popularisé en France par Boris Cyrulnik. A en croire le psychothérapeute, "environ une personne sur deux subit un traumatisme au cours de son existence, qu'il s'agisse d'un inceste, d'un viol, de la perte précoce d'un être cher, d'une maladie grave ou d'une guerre".

La résilience, innée ou acquise ?

Notre développement est régi par un certain nombre de déterminants génétiques. Le cerveau de certains individus sécrète beaucoup de dopamine et de sérotonine, qui jouent un rôle d'euphorisants. A contrario près de 2 % des enfants naîtraient avec un potentiel de "force psychique" diminué. Il serait cependant illusoire d'imaginer qu'une analyse de l'ADN suffirait à savoir si un enfant est prédisposé. Son caractère et son environnement affectif jouent un rôle primordial.

Dès leurs premiers jours, les bébés adaptent leurs comportements en fonction de l'attitude des parents à leur égard. Quatre sortes d'attachement réciproque peuvent ainsi être distinguées :

* Sécurisant (65 %), ces enfants ont les meilleures chances de s'en sortir en cas de malheur ;
* Evitant (20 %), ils maintiennent leurs distances ;
* Ambivalents ou désorganisés (15 %).

Selon le type de relation qu'ils réussissent à établir, ils sauront plus ou moins bien se reconstruire après une blessure de la vie.

Savoir mettre au monde

"Faire naître un enfant n'est pas suffisant, il faut aussi le mettre au monde" affirme Boris Cyrulnik. Ses travaux insistent sur l'importance des "nourritures affectives". C'est pour l'avoir ignoré, sous l'ère Ceausescu, que 40 % des orphelins et enfants abandonnés sont morts en Roumanie. Les adultes doivent aider les enfants à se construire un capital psychique qui leur permettra de façonner leur résilience et trouver les ressources intérieures et extérieures le moment venu. Ainsi quand un père joue à poursuivre son enfant en faisant la grosse voix, ce dernier comprend qu'il s'agit d'un jeu. Cette comédie permet la familiarisation avec l'inconnu et sert à maîtriser sa peur. Cela ne signifie pas que l'enfant sera "immunisé" à vie contre les malheurs, mais il acquière un premier facteur de résilience.

Indifférence n'est pas résilience

Pour se protéger, les enfants non résilients mettent en oeuvre des stratégies qui vont de la négation des événements dont ils ont été victimes, à l'humour qui permet la mise à distance, ou la haine. Un jour les enfants se révoltent et refusent d'être stigmatisés dans le rôle d'une victime qui subit. Légèrement narcissiques les résilients ? Peut-être, car il y a quelque chose de l'ordre du défi qui s'exprime ainsi : "l'image que vous vous faites de moi ne correspond pas à ma réalité. Un jour je m'en sortirai et vous montrerai de quoi je suis capable". Ce sursaut d'orgueil s'appuie souvent sur des "tuteurs de développement : des adultes compréhensifs, choisis comme substitut parental, qui vont leur redonner confiance en posant sur eux un nouveau regard.

La résilience comme mythe du renouveau

Si l'on parle davantage de résilience aujourd'hui, c'est que nous sommes plus réceptifs à ce discours. Les affaires de pédophilie et de viols sortent de l'ombre, et les victimes, rongées par leur sentiment de culpabilité et de honte, osent un peu plus prendre la parole. Cette attitude "christique" (la nécessité de mourir pour pouvoir renaître) est très valorisée. Michel Hanus, spécialiste du deuil, en vient à se demander si en fait de résilience, il ne s'agirait pas tout simplement d'une forme de deuil avec ses 3 phases : le traumatisme, l'état dépressif, l'assimilation du deuil. Dans tous les cas, être résilient ce n'est pas être invulnérable, mais apprendre à résister aux traumatismes, en faisant appel à la confiance enfouie en chacun de nous et qui tarde parfois à s'exprimer...



La résilience : rebondir plus haut après les épreuves
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# Posté le vendredi 05 septembre 2008 16:37

Modifié le samedi 13 septembre 2008 04:10