Difficultés, Conflit permanent, Thérapie...



Beaucoup de personnes s'engagent dans des thérapies pour "enrayer" leurs "mauvais souvenirs", pour "annuler", "oublier" leurs "souffrances"...
Mais attention prudence, parce que s'engager dans "ce chemin de l'oubli" n'est qu'illusoire, apporte un poids plus lourd encore que celui de la souffrance et fait s'agrandir encore plus "la pièce déstabilisation" de votre maison interne, dans laquelle vous êtes bien souvent, dans laquelle vous avez installé votre fauteuil de médiation négative!!!

Explications:

Coups durs, souffrances poignantes ou frustrations par trop aiguës, traumatismes injustes, voilà de quoi sont fait ces dépôts mnésiques gravés en de profonds sillons, d'autant plus tenaces qu'ils ont été subis plus jeunes.

Voilà en quoi les marques indélébiles, difficiles à retrouver, les plaies non cautérisées sont à l'origine des perturbations du comportement et des obstacles à l'acceptation.
Et en quoi elles constituent des parasites qu'il conviendrait à tout homme engagé sur son chemin intérieur d'éliminer...

Ce qui parut à juste titre inacceptable dans le passé, va colorer, déformer, empoisonner la situation présente, pénible sans doute, mais qu'il ne sera pas possible de gérer aujourd'hui.
Une force compulsive, omnicolorante, omnidéformante, omiagissante, reste en constante activité.
Voilà pourquoi il est aussi difficile de désamorcer ce moteur en effervescence, que de retrouver ce que l'enfant a voulu à toute force oublier, les deux processus sont liés.

Et parfois l'adulte pour survivre continue à ne pas vouloir s'en souvenir.
Même si l'image du traumatisme revient en flash, on le refuse... trop douloureux, suffocant, incroyable.
On reste incrédule, sceptique.
On bloque à nouveau la mémoire, parce qu'on ne peut croire que ce père, après tout affectueux, que cette mère attentive, scrupuleuse, que des parents proches qui semblent être aimant, que des amis... aient à ce point été aveuglés par leur propre souffrance pour ne pas voir celles qu'ils étaient en train d'infliger à un être sans défense.

Mais l'égo est ROI !!!
MOI, d'abord !!!


Tuer pour ne pas être tué est sa loi, c'est la loi de ce terrible égo.
Maltraiter ou crier pour ne pas être dérangé, c'est la loi de ce terrible égo.
De toute façon, moi avant l'autre, parfois même si cet autre est son enfant, c'est la loi de se terrible égo.

L'adulte épuisé de fatigue, envahi par les émotions ou submergé par un trop plein de souffrance, ne sait plus ce qu'il fait.
Emporté par son émotion, il n'est plus "un père", "une mère", "un parent", "un ami"... il ne reste qu'un individu, un égo qui sauve sa peau.

Alors, comprendre, haîr, juger... (c'est l'objet d'un autre article)

Revenons à la trace mnésique, résultat gravé des agressions subies par l'enfant.
L'incident semble parfois tombé dans l'oubli, mais l'énergie qui y est jointe, même réprimée, conserve son dynamisme et ne se laisse pas oublier.
Et plus encore, elle est réactivée chaque fois qu'une émotion analogue se présente.
Toutes ces redoutables vibrations finissent par créer tout un réseau explosif.

Alors que vous ayez étouffé vos émotions comme sous un couvercle ou que vous ayez voulu occulter l'évènement initial, ne change rien.. bien au contraire.
Vous avez même l'impression qu'avec le temps qui passe cela double leur potentiel énergétique, exacerbe leur soif de se manifester et du coup vous êtes persuadé que tant que leur énergie ne sera pas épuisée, les émotions inconscientes du passé ne cesseront pas de se rappeler à votre "bon" souvenir...

Et c'est donc chargés d'un tonus qui ne cesse de s'accroître, que vos souvenirs emplis d'émotions essaient désespérément de faire sauter le couvercle que vous maintenez sans le savoir.
Et vous maintenez très fortement ce couvercle, parce que vous avez peur, peur de la violence accumulé, peur de retrouver la peur, la souffrance qui les accompagnent inévitablement.


Et tout cela ne manque pas de créer, chez vous, un sourd mais permanent conflit entre l'urgence (et plus le temps passe, plus l'urgence grandit) de leur désir d'expression et le refus absolu que vous leur opposez.


Ceci étant, comment parvenir à se "libérer" de cette courroie de transmission, de ce mode de relation encombrant entre vos émotions, vos évènements passés et aujourd'hui, et demain, et après-demain...

Il ne s'agit pas d'oublier l'enfant que vous avez été, l'enfant qui sanglote encore en vous, qui veut s'exprimer, qui veut clamer sa souffrance qu'il n'a pu exprimer à sa mère, à son père, à ses parents, à ses amis... parce qu'il était trop petit pour dire combien il avait mal.

Cet enfant malheureux que vous avez en vous, vous avez besoin de le laisser venir pleurer au grand jour, déjà tout simplement pour le consoler.

Le consoler ? OUI, le consoler.

Laissez le d'abord se plaindre, exprimer son chagrin, écrire son chagrin, en le reconnaissant comme un être à part entière.

Attention, je ne suis pas en train de dire : "Allez voir les personnes qui vous ont fait du mal et réglez vos comptes...". Cela ne sert à rien. Ce n'est pas des autres qu'il faut prendre soin, c'est de VOUS, de votre enfant interne qui souffre.

Donc je reprend, donner à cet enfant le pouvoir de raconter sa souffrance et lorsque je dis à part entière, c'est à dire que lorsque vous écrirez toute sa peine, lorsque vous lui servirez de scribe, ne jouez pas au jeu du sécateur, ne lui coupez pas la parole, écrivez même si cela ne semble, avec le recul pour vous en tant qu'adulte, pas très ou plus trop important... N'etouffez pas sa parole, ne reléguez pas ses émotions dans les sombres catacombes de votre être.

Ce processus permet même à d'éventuels personnages, qu'ils soient de vie antérieure ou fantasmatique, d'exprimer leur frustration, leur abandon, leur sentiment d'injustice, leur culpabilité... qu'ils n'ont pu faire, parce on ne les a jamais avoir la possibilité d'être à part entière.

En terme d'énergie, chaque fois que vous ne donnez pas la permission, l'autorisation, la possibilté, à votre enfant interne de s'exprimer, de se libérer, vous êtes en dette.
Et payer sa dette en énergie, c'est accorder la permission au créancier de venir à la surface.
C'est donner à votre enfant interne le droit de venir se plaindre en pleine lumière.
C'est vous donner à vous la permission de tout exprimer, que cela vous semble bien ou mal, pénible ou horrible, victime ou bourreau.

Ce qui se trouve enfoui en vous, est là, même les souvenir les plus honteux, les pulsions ou les désirs horrifiants.
Et même si tout compte fait (analyse faite, écrit fait et relu), sans vous juger, ni vous critiquer sous peine de doubler vos résistances, vous vous découvrez pervers et cruel, vous pourrez vous dire OK, je suis un démon et ce sera une base pour évoluer et plus un mystère qui vous questionne et qui vous bouffe la vie.

" Un émotion est une énergie et toute énergie tant qu'elle n'est pas épuisée, s'accumule dans l'inconscient et cherche toujours à trouver une issue. Elle se conserve sous forme de mémoire. C'est pourquoi il est important de permettre son expression ou de lui en trouver une..."

Alors avec l'un de vos magnifiques stylos, sur un très beau cahier (que vous prenez soin de choisir uniquement pour votre enfant interne), offrez-lui le merveilleux cadeau de se libérer entièrement de cette parole qu'on lui a si longtemps refusé sous des prétextes de : "Tu es trop petit", "Cela ne se dit pas", "Ce sont des mensonges", "Tais-toi"...


Aidez votre enfant interne à se libérer de ses non-dits...
A vivre enfin en paix avec sa parole...
Il n'a que vous...




Et comme le dit si bien Raphël sur son blog, dans son article sur "Le pouvoir de la parole" :

"Elle peut mener à un changement de point de vue, de personnalité et même de vie. Certaines personnes ont changé profondément après avoir entendu un témoignage bouleversant. D'autres au contraire ont été détruits par des critiques incessantes..."


Difficultés, Conflit permanent, Thérapie...

# Posted on Sunday, 09 March 2008 at 7:06 AM

Edited on Thursday, 13 March 2008 at 5:10 AM

Le Secret ... (extrait...)



Courte présentation de l'extraordinaire film sur le pouvoir d'attraction
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" Le Secret "

# Posted on Wednesday, 12 March 2008 at 8:45 AM

Edited on Wednesday, 12 March 2008 at 8:56 AM

Le toucher relationnel...

Toucher une personne n'est pas un acte anodin.
C'est un langage.

C'est ce que l'on nomme "le toucher relationnel".

Pensez au simple fait de dire bonjour et de serrer la main d'une personne... vous pouvez déjà presque tout savoir....
Si la personne est enjouée, indolente, énergique, dominatrice, coléreuse, je m'en foutiste... etc...

Une poignée de main est beaucoup plus révélatrice qu'il n'y parait.
Faites l'expérience d'être en conscience de vos ressentis la prochaine fois et vous verrez.
C'est très souvent un des premiers exercices que je préconise lorsque je donne une formation sur la communication non verbale.

Je dis dans mes cours, faites confiance à votre main, c'est votre premier "garde du corps".
Votre cerveau est relié directement à ce que votre main a senti, a touché, a effleuré, ...

Autre expérience, mettez un foulard sur vos yeux, ouvrez votre penderie et touchez vos vêtements...
L'exercice ne consiste pas à deviner le nom du vêtement mais plutôt à mettre un sentiment sur la matière du tissu... essayez... les sensations que vous découvrirez sont assez surprenantes.
Vous serez surpris de vous rendre compte que parfois certains vêtements que vous aimez beaucoup sont peut-être un peu raide, ou un peu stricte dans le toucher... et que certains autres vêtements dont vous n'avez pas plus d'affect que cela, vous donnerons des sensations de douceurs, de bien-être...
Essayez ... !!! vous découvrirez comment le toucher et l'image se confrontent, s'opposent ou se complètent...

Prenons maintenant une expression :

"Savoir toucher avec son coeur"
Comment pensez-vous que cela peut se produire ?
En faisant un cadeau ? Cela ne fonctionne pas toujours ...

Cette expression de "savoir toucher avec son coeur" existe lorsqu'il y a un rapport long et bienveillant entre le regard et le toucher, la poignée de main, la main sur l'épaule,... et cette sensation perdure longtemps après le moment, longtemps après le geste... cette sensation "d'avoir été touché" a le pouvoir de rester gravé dans la mémoire.

C'est pour cette raison que je recommande toujours de prendre soin de votre poignée de main et de votre regard.
A eux seuls ces gestes vous font renter en communication positive ou non, vous met en relation immédiate, sans intermédiaire, sans mensonges... Et pour un entretien d'embauche vous voyez combien cet outil de communication est important.

A vous de choisir ce que vous voulez donner à l'autre, c'est vraiment VOTRE CHOIX !!!

Avec la prise en compte pour vos échanges du "toucher relationnel" vous pouvez donc tout faire passer.

Si je prends une personne malade que vous avez prés de vous et que vous appliquez avec elle "le toucher relationnel positif", c'est à dire votre geste + votre regard + votre bienveillance... Une fois que vous serez parti au delà de son mal restera inscrit dans sa mémoire ce moment avec vous... Et beaucoup de malade disent aujourd'hui que cela les aide.
"Le toucher relationnel" est devenu un outil pour beaucoup de thérapeute.

Si je prends le massage bien-être, la encore "le toucher relationnel" joue un rôle fondamental...

Rien de pire qu'une personne qui vous masse en s'en fichant, sans convictions et peut-être en faisant cela parce qu'elle ne peut faire autre chose...

Et rien de mieux qu'une personne qui vous masse en prenant en compte du message qu'elle veut vous donner avec ses mains... la bienveillance, le bien-être, la passion de son métier...

Voici simplement quelques cas de figures ou "le toucher relationnel" peut vous donner toutes les indications sensorielles possibles... si vous êtes pour vous dans une démarche "d'écoute réceptive du toucher relationnel" ... bien entendu !!!






Le toucher relationnel...
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# Posted on Thursday, 13 March 2008 at 5:01 AM

Edited on Thursday, 13 March 2008 at 6:41 AM

Selon vous qu'est-ce que l'agression?


Pour une fois j'ai décidé de vous donner la parole
afin que nous puissions débattre ici de ce thème.


Selon vous, la nature de l'agression doit se définir comment?



- Est-ce que, selon vous, l'agression est innée, naturelle, instinctive ?
........

- Est-ce que, selon vous, l'agression est une réaction à la frustration, au manque?
........

-Est-ce que, selon vous, l'agression est un comportement acquis par un apprentissage social?
........


Selon vous qu'est-ce que l'agression?

# Posted on Thursday, 13 March 2008 at 2:57 PM

Edited on Thursday, 13 March 2008 at 6:29 PM

Les trois petits cochons...

Qu'êtes-vous en train de vous imaginer mesdames, que je vais vous donner des adresses....
Raté..., ce n'est pas pour cette fois....


Le sujet de cet article est pour vous démontrer comment une petite histoire somme toute anodine, "Les trois petits cochons" (et de surcroit racontée bien souvent en maternelle), va contribuer à influencer la vie, d'adultes en devenir, de vos enfants (ceci dit comme tous les contes d'ailleurs...).

L'histoire des trois petits cochons apprend à l'enfant qu'il ne doit pas être paresseux (cabane en paille), ni tomber dans le je m'en foutiste (cabane en bois) pour préférer aller jouer toute la journée sous peine de perdre la vie (dévorés par le loup).

L'histoire enseigne à l'enfant que s'il réfléchit, s'il travaille dur (maison de brique), alors seulement à cette condition il pourra vaincre son ennemi (le loup).
Et dans le même temps le message voulu de ce conte fait sous entendre à l'enfant que de bien se conduire, de réfléchir, de ne pas prendre de risque et de remettre à plus tard le plaisir, fera de lui un homme fort et solide (sur toutes les illustrations de ce conte, le troisième petit cochon est le plus grand et le plus gros) qui sera capable de mettre en échec même les plus méchants et les plus féroces que lui.


Ensuite l'on s'étonne qu'autant de gens se sentent dévalorisés...
Vive les contes... et leurs messages subliminaux...



Les trois petits cochons...

# Posted on Friday, 14 March 2008 at 10:32 AM

Edited on Sunday, 16 March 2008 at 6:16 AM